Vol.7 Haute précision. Réglage subtil.

Partie 1

Comment la précision du 9F touche à l’absolu 

Calibre 9F. Une précision protégée des conditions extrêmes par un système de réglage.

L’arrivée de la Seiko Quartz Astron en 1969 fut une véritable révolution pour la précision horlogère. Avant la Quartz Astron, une technologie d’échappement séculaire avait régné en maître, et jusqu’à ce jour, reste sans égale comme le meilleur mécanisme de régulation dans l’horlogerie mécanique, mais, en matière de justesse, la montre à quartz a établi une nouvelle norme de précision alors dix fois supérieure à celle jamais atteinte par même les meilleurs garde-temps.

Le calibre 9F offre une précision de 10 secondes par an. Afin de protéger cette haute précision des effets d’une exposition prolongée à des températures extrêmement élevées ou extrêmement basses, il est pourvu d’un compensateur thermique.

Pourtant pour Grand Seiko, ce nouveau niveau de précision n’était pas suffisant en soi, et l’équipe s’est mise en quête d’autres améliorations. Ce n’était pas une mince affaire que de maintenir un mouvement à quartz au niveau de précision exceptionnel exigé par Grand Seiko. Des différences propres à chacun des minuscules oscillateurs à diapason en cristal de quartz, se firent inévitablement. Pour éviter cela, il a fallu mettre en place un tri méticuleux, des procédures de tests et de vérifications très pointues pour garantir que ne seront sélectionnés que les oscillateurs en cristal de quartz en mesure de maintenir le niveau élevé de précision requis par le calibre 9F. Cette sélection se fait via une méthode appelée “maturation.” Pendant 90 jours, on fait passer un courant électrique à travers chacun des potentiels cristaux de quartz sélectionnés, les faisant ainsi vibrer. Pendant ce temps, toute déformation mécanique observée au cours du processus est corrigée, et la véritable performance du cristal est mise en évidence. Les oscillateurs en quartz du calibre 9F sont donc sélectionnés une première fois au terme de ce test d’endurance de trois mois.

Dans une montre mécanique, le balancier est très sensible aux effets de la gravité et des mouvements du poignet, mais dans un mouvement à quartz, c’est la température qui est une gageure. Afin de s’assurer que les variations de température ambiante ne vont pas entraîner de changements dans le taux de précision de la montre, la température à l’intérieur de chaque mouvement 9F est mesurée 540 fois par jour et des réglages très fins sont effectués pour compenser chaque variation de performance du quartz. La précision de 10 secondes par an du calibre 9F serait impossible sans cette propriété de compensation thermique. Mais les concepteurs sont encore allés plus loin. Le mouvement 9F est également pourvu d’un condensateur variable qui peut être utilisé pour régler la précision de la montre, tout comme le font les régulateurs dans les mouvements mécaniques. Bien que le calibre 9F soit d’une précision étonnante, le risque de conditions environnementales le faisant accélérer ou ralentir ne peut pas être totalement écarté, c’est pourquoi un mécanisme régulateur a été inventé comme moyen supplémentaire de garantir le plus haut niveau de justesse possible. Il est à noter que, depuis les 25 ans d’existence de la première montre Grand Seiko 9F, il n’a jamais été rapporté d’imprécision suffisamment conséquente pour qu’on ait recours à ce condensateur variable. Cela vous conduirait-il à penser que cette fonction est totalement superflue ? Ou au contraire considéreriez-vous que c’est précisément ce qu’on peut attendre d’une Grand Seiko ?

 

 

Partie 2

En savoir plus sur le Calibre 9F 

Des cristaux fabriqués en autoclave

Du pendule au cristal de quartz

Bien que différentes par de nombreux aspects, toutes les premières horloges mécaniques en Europe et au Japon donnaient l’heure grâce à un mécanisme appelé pendule à foliot qui était basé sur un moment d’inertie. Ce mécanisme pouvait, cependant, montrer une marge d’erreur de plus d’une heure par jour. La précision des garde-temps mécaniques a connu une amélioration spectaculaire lorsque Galilée a découvert l’isochronisme du pendule. Au début du 17° siècle, les horlogers européens ont remplacé le pendule par une suspension et un balancier pour rendre leurs horloges plus précises et plus compactes. Depuis, ce système est resté un parfait serviteur de l’horlogerie, et sa longévité est une preuve évidente de son excellence. Il est resté l’indétrônable règle d’or de méthode de régulation du temps, jusqu’à ce que la longue, fastidieuse course vers l’ère du quartz ne soit gagnée. L’horloge à quartz créée en 1927 ne reposait pas sur le principe du pendule et offrait un bien plus haut niveau de justesse, mais elle était de la taille d’une commode. Il a fallu attendre quarante années de plus pour que l’horlogerie à quartz puisse être portée au poignet. En 1969, la Seiko Quartz Astron est arrivée.

Un oscillateur à diapason, en cristal de quartz, qui tient dans un boîtier de 1 mm de diamètre

Le parcours vers la reconnaissance en tant que Jalon IEEE

Quand un cristal de quartz est soumis à un courant alternatif, il vibre de manière régulière. Ce principe fut appliqué à l’horloge à quartz, mais même pour une installation statique, à l’intérieur, se posait le problème de la vulnérabilité aux variations de température. Dans les années 1930, un scientifique japonais a découvert que, taillés selon un angle bien précis, les cristaux devenaient élastiques aux changements de température. Seiko a développé une horloge à quartz de la taille d’une armoire en 1958, et à peine onze ans plus tard, la société réussit à élaborer un oscillateur à diapason en cristal de quartz, un circuit intégré à basse consommation d’énergie, et un moteur pas-à-pas. Trente-cinq ans après la sortie de la première montre-bracelet à quartz au monde, elle fut reconnue par l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers, Inc., une association d’ingénieurs professionnels basée aux États-Unis) comme jalon de réussite et enregistrée sur la Liste des Jalons IEEE (List of IEEE Milestones).

Calibre 9F82 et son condensateur variable

Qu’est-ce qu’un condensateur variable ?

Nombreux sont les moyens de régler le degré de précision d’une montre mécanique et le plus fiable d’entre eux est le régulateur, qui offre un réglage très fin sur l’amplitude de mouvement du spiral. L’équipe Grand Seiko a reconnu sa valeur. Le calibre 9F est également doté d’un condensateur variable indiquant les gradations plus et moins. Ce mécanisme permet un réglage de précision en commandant au circuit d’effectuer des corrections après un laps de temps donné. Il faut se rappeler que le calibre 9F est, dans les plus extrêmes conditions qui soient, précis à plus ou moins 10 secondes par an. Le condensateur variable permet des réglages de cet ordre. Si une comparaison devait être faite, on pourrait dire que c’est en quelque sorte comme si on désignait une année bissextile pour ajuster le calendrier. Une gradation sur le condensateur variable correspond à 0.0165 seconde par jour, ou 0.5 seconde par mois. Étant donné que le mouvement est d’une précision 100 fois supérieure à celle d’un mouvement mécanique particulièrement précis, la sensibilité d’un tel instrument de régulation est au-delà du remarquable.

Partie 3

Prouesse de précision et pureté des lignes

SBGV205 incarne le Style Grand Seiko institué avec le lancement du 44GS en 1967 et alimenté par le calibre de pointe 9F82. Par son degré de performance et la pureté simple de ses lignes, il est la quintessence même de Grand Seiko.

Grand Seiko SBGV205G

La silhouette signature de Grand Seiko avec un cadran doré, des aiguilles des heures et des minutes longues et larges et une aiguille des secondes en acier trempé bleu. L’affichage de la date change en un clin d’œil. Le fond du boîtier arbore le lion, emblème traditionnel de Grand Seiko. Une précision de +-10 secondes par an. Boîtier en acier inoxydable de 40.0mm de diamètre.