Vol.4 Le boîtier de montre Grand Seiko. Un triomphe de l’artisanat, émanant d’un long travail.

Vol.4 Le boîtier de montre Grand Seiko. Un triomphe de l’artisanat, émanant d’un long travail.

PARTIE 1

Des flancs poli-miroir et des arêtes vives

Les artisans chargés de polir les boîtiers abritant le calibre mécanique 9S doivent effectuer l'une des tâches les plus difficiles de l’horlogerie. En effet, pour obtenir une montre aux surfaces exemptes de toute distorsion et cette finition poli-miroir caractéristique des montres de Grand Seiko, les artisans ont recours à un procédé de polissage incroyablement minutieux : le polissage Zaratsu.

Un boîtier aux arêtes vives, tout confort

Un boîtier aux arêtes vives, tout confort

Le polissage Zaratsu est peut-être l’étape de finition du boîtier qui pose le plus de difficultés aux artisans, parce qu’ils doivent faire preuve, au cours de ce processus, d'une dextérité sans faille que seul l’œil humain peut percevoir. Le boîtier doit présenter des surfaces incroyablement planes et des arêtes vives aux extrémités de celles-ci. Atteindre ce résultat esthétique requiert donc de la part de l’artisan un haut niveau de compétences. Plus la surface du boîtier est polie Zaratsu, plus le boîtier restituera un effet poli-miroir et des angles doux, moins prononcés et plus subtils. Et seul le procédé Zaratsu permet aux artisans hommes et femmes d'obtenir des surfaces parfaitement lisses.

Nobuhiro Kosugi, designer en chef de la maison horlogère, a l’habitude de se rendre dans l’atelier où sont produits tous les prototypes de Grand Seiko afin d’y dispenser ses conseils et son expérience en matière de finition, de fabrication et de polissage du boîtier, pour qu’aucun détail ne soit épargné. Kosugi et l'équipe chargée du polissage partagent les mêmes objectifs et le même sens de l'ambition : conscients de ce que peut apporter le polissage Zaratsu lorsqu’il est effectué à la perfection, Kosugi et son équipe repoussent sans cesse les limites de leur art et consacrent également beaucoup de leur temps à peaufiner leurs compétences pour aboutir à des résultats toujours meilleurs.

Les flancs arborent cet aspect doux et lisse au toucher, tout en conservant des arêtes vives et nettes. Seuls des artisans hautement qualifiés peuvent mener à bien cette tâche si difficile.

PARTIE 2

L’histoire fantastique du calibre 9S

Le polissage Zaratsu. Un art perfectionné au fil des décennies.

Le polissage Zaratsu. Un art perfectionné au fil des décennies.

Pour polir les surfaces du boîtier d’une montre selon le procédé Zaratsu, l’artisan appuie la surface à polir sur le disque rotatif de la machine. Bien que le disque de la machine tourne à une vitesse constante, sa vitesse de rotation est cependant plus élevée sur le bord du disque. L’artisan exploite donc ce phénomène physique pour obtenir des flancs et des bords parfaitement lisses et exempts de distorsion en faisant coulisser chaque surface du boîtier sur le disque de polissage du centre vers le bord et vice-versa. Tout est une question d’habileté et de précision : si le boîtier n’est pas positionné dans la bonne inclinaison sur le disque, ou si la pression exercée n’est pas correcte, l’apparence finale du boîtier pourrait en être altérée. Pour que chaque boîtier émane des mêmes détails et effets de finition, il doit avoir été manipulé par les habiles mains de maîtres-artisans hautement qualifiés et expérimentés. Les machines de polissage utilisées pour ce procédé Zaratsu ont été importées par des fournisseurs externes il y a un demi-siècle, mais il n'en reste aucune aujourd'hui, car elles ont toutes été remplacées par les propres machines exclusives de Seiko. Ces nouvelles machines se targuent de caractéristiques plus élevées et de fonctionnalités améliorées permettant notamment à l’artisan de définir le nombre de rotations du disque qui convient le mieux à chaque tâche. Les artisans disposent également de procédés de polissage qui ont été spécialement mis au point par l’équipe de Grand Seiko, et qui résultent de nombreux tests et erreurs, pour les rendre fonctionnels sur les surfaces en acier inoxydable et en titane haute intensité.
Une œuvre d'art émanant de la fusion de technologies de pointe et de compétences artisanales.

Des artisans qui communiquent avec le métal du bout des doigts.

Du métal brut au boîtier de montre fini : l’histoire fascinante d’un matériau

Du métal brut au boîtier de montre fini : l’histoire fascinante d’un matériau

Chaque boîtier destiné à accueillir le mouvement du calibre 9S est d'abord formé sous une presse de forgeage à froid exerçant une pression de 300 tonnes. Les détails sont ensuite progressivement mis en forme grâce à l'utilisation de plusieurs matrices tout en soumettant de manière répétée le boîtier à un traitement thermique à une température supérieure à 1 000 °C. Le boîtier est ensuite soumis à un autre processus de finition obtenu grâce à l’emploi d'une machine-outil à commande numérique CNC. Cette machine incroyablement sophistiquée serait peut-être mieux définie sous le nom de machine à sculpter le métal, étant donné qu’elle permet à chaque étape d’usinage de précision, d’ôter environ 0,1 mm de la surface du boîtier forgé. Enfin, le boîtier passe au dernier processus de finition : le polissage. Bien que chaque boîtier soit caractérisé par son propre profil, environ cinquante étapes distinctes de polissage sont nécessaires pour lui conférer sa forme finale. L'avant-dernière étape de ce processus est le polissage Zaratsu, qui prépare la surface à être polie pour obtenir une finition poli-miroir.
La montre couronnée par le Grand Prix de Genève.

Une œuvre d'art émanant de la fusion de technologies de pointe et de compétences artisanales.

Le prix « Petite Aiguille »

Le prix « Petite Aiguille »

Octobre 2014. À l’occasion du Grand Prix d'Horlogerie de Genève, l’édition limitée de la montre mécanique Hi-Beat 36 000 GMT de Grand Seiko s’est vue récompensée du prix « Petite Aiguille ». Cette montre, animée du calibre 9S86, a été conçue par Nobuhiro Kosugi qui, plus tôt cette même année, avait reçu « la médaille du ruban jaune », une récompense qui rend hommage à son professionnalisme et à son art, décernée par le gouvernement japonais. Le mouvement a été assemblé au Watch Studio de Shizukuishi dans la préfecture d’Iwate, tandis que le boîtier a été fabriqué dans l’usine de Fukushima. Ce prix a été très apprécié par les artisans des deux usines, surtout après ce qu'ils ont dû endurer à cause des dégâts que la région avait subis à la suite du séisme à Tohoku en 2011. Ce prix rendait ainsi hommage à leurs prouesses horlogères et à leur détermination à surmonter tous les obstacles.

La montre couronnée par le Grand Prix de Genève.

PARTIE 3

Le calibre 9S fête ses 20 ans

Le Calibre 9S est né en 1998 dans le Watch Studio de Shizukuishi, situé dans la préfecture d’Iwate. Depuis, l’équipe Grand Seiko a créé de nouvelles interprétations et versions du calibre afin de déployer une collection de montres mécaniques de différentes épaisseurs et largeurs. Cette édition limitée célébrant le 20e anniversaire du calibre 9S incarne et exprime ainsi l’essence du design et l’âme artisanale qui guident depuis toujours Grand Seiko lui permettant de se projeter vers l’avenir.

Grand Seiko SBGR311G

NOUVEAUTÉ 2018

À Shizukuishi, l’art de forger le fer et l'acier remonterait à plus de mille ans. Le cadran arbore une couleur évoquant le foyer de la forge, où se concentre une chaleur ardente permettant de fusionner le fer. Trois minuscules caractères, le « G » et le « S » de Grand Seiko, ainsi que le « S » de Daini Seikosha (la division de la manufacture où est née le calibre 9S, maintenant devenue Seiko Instruments), se déploient sur la totalité du cadran en un tourbillon irradiant depuis le centre vers l’extérieur. Remontage automatique, boîtier de 42 mm en acier inoxydable, édition limitée à 1 300 exemplaires.